Lorsque l’humiliation n’est plus que le résumé des jours, parce qu’à six ans vous n’êtes qu’un encombrant qui gâche l’existence de vos parents, la vie commence mal. Si vous ressentez, déjà, l’envie de tuer pour vous assurer que vous êtes, malgré tout,

« quelqu’un », il devient, dans l’ordre ou le désordre des choses, urgent de passer à l’acte. Celui-là va tuer parce qu’il a de la vie en retard, il tuera pour ne pas mourir d’une honte longtemps cumulée. Il va s’y complaire. Juste une fois, rien qu’une seule fois pour voir ce que ça fait de tuer par orgueil...

Le droit de tuer fait-il partie de notre liberté ?
Celui qui a murit son crime, en est-il fier, libéré, satisfait, ou déçu que ce ne soit que “ ça ” ?
D’où jaillirent les alchimiques alliances qui façonnèrent mon immoralité, pour que le mal devienne mon seul potentiel,
et qu’il trouble ma chair consciente et ma chère conscience. On tue parce qu’il le faut, la guerre nous l’enseigne et nous soudoie d’une évidence qui, sans être la nôtre, nous permet de tuer en toute conscience, et d’en obtenir des récompenses. Alors, tuer n’est plus qu’un jeu d’adresse !
Pour celui qui tue par vengeance, il y a délectation dans l’acte, un soulagement.
“ Après avoir sollicité ma délivrance, j’avais entrevu une possible révélation dans ce que j’ai de mauvais et de désincarné, qui me ferait libre et fier d’être demeuré moi- même.”
“ Quelles étranges structures carnées, quels labyrinthes ambigus, devenant accessibles, matérialisèrent les déterminations que j’amassai comme un labour en profondeur ? ”
Il y a tellement de mystérieuses raisons excusables de tuer. Que de générosité dans nos choix !

 

SI JE DOIS TUER UN JOUR

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  • Jack BOLAND