Jack est un simple soldat muté mitrailleur et démineur dans un petit village de l’Algérois, protégé par la troupe. Le lieutenant Kobert lui ordonne de
tirer sur des Arabes innocents se tenant sur un souk en plein air, après qu’un soldat fut blessé par une balle. Jack refuse et met Kobert en furie. Un jour où ce démineur est bloqué à l’infirmerie, suite à une sévère fièvre de paludisme, le lieutenant désigne un autre soldat pour neutraliser un engin qui bloque son convoi. Le malheureux est tué par l’explosion de cette mine à laquelle il avait dit ne rien connaître du fonctionnement. On remontera son corps enroulé dans des toiles, et le placera dans la chambre voisine
de Jack. Lors d’un fort accès de fièvre, Jack défera les linges recouvrant le mort et découvrira qu’il s’agit de son meilleur copain Michel. Alors, décidé de le venger et de le punir des tortures infligées aux prisonniers et aux innocents rencontrés et abattus pour son plaisir lors d’opérations, un projet de meurtre s’organise dans la tête de Jack…
MORT À MA PLACE
Jack BOLAND
Il commence à peindre dès son plus jeune âge et écrit ses premiers textes à quinze ans. Il crée une troupe de théâtre en 1983 et interprète ses propres pièces. Après son singulier roman CRÈVE LA FIN, sombre et aiguisé, le subtil AMORT FRATERNEL, L’ALGÉRIE À EN MOURIR et en 2004 REVERS DE MÉMOIRE aux éditions Actes Sud. Jack Boland nous livre son récit définitif sur la guerre d’Algérie et le destin singulier d’un démineur. Un roman certes… mais un récit très personnel : il fut ancien démineur pendant la guerre d’Algérie.


