L’envie de reprendre la route. Une simple marche de randonneur pour réchauffer les muscles. Chercher sur une carte un vague tracé libéré des turbulences du monde et confronter sa carcasse d’adulte au souffle de l’enfance. Ce sera le chemin de Stevenson. A nouveau la course dans les champs et les ronces qui mordent la peau.

Mais si tout ceci n’était qu’un prétexte pour faire revivre un frère disparu, ce frère qui lui avait appris à rêver et à sentir le parfum de la rivière.

 

Le narrateur rêvait d'être un aventurier. Pour tenter d'y parvenir, il plonge dans les entrailles de la France, entre Haute-Loire et Gard. Au creux de ces terres se niche le chemin de Stevenson, si proche mais parfumé d'imaginaire, portant en lui l'idée d'un monde différent où gambadent librement les rêves. Il y convoque les forces tutélaires : Brassens, Bashung, Manset, Thoreau, Corto Maltese, Baudelaire, Sépulvéda, Emerson et tant d'autres qui semblent attachés au paysage lui-même. Mais sous le choc régulier des pas sur la croûte terrestre s'ouvrent les plaies anciennes, enfouies sous des tonnes d'amnésie. Un frère parmi les ombres. La paix est à ce prix. De ce parcours initiatique naîtront des moments de partage et de galère, de tenace mélancolie et d'exaltation. Hymne à la nature et à la rencontre, à la musique, à la poésie, à la puissance du silence.

 

J'AI APPRIS À RÊVER

16,00€Prix
  • Didier GUILLOT